Session 4 de la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant : échanges avec des experts et perspectives territoriales
Une session pour affiner les réflexions sur les rythmes de l'enfant
Les citoyennes et citoyens tirés au sort dans le cadre de la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant ont franchi une nouvelle étape. Organisée par le CESE (Conseil économique, social et environnemental), cette quatrième session a permis aux participants de poursuivre leurs travaux en petits groupes, confrontant leurs idées et bénéficiant de l'expertise de professionnels reconnus du secteur éducatif et territorial.
Des experts pluridisciplinaires mobilisés pour éclairer les débats
La richesse de cette session repose sur la diversité des intervenants sollicités pour nourrir la réflexion collective. Les participants ont pu échanger avec :
- Jean-Paul Delahaye, ancien directeur général de l'enseignement scolaire (DGESCO), a apporté son expertise sur les politiques éducatives nationales
- Didier Georges, proviseur de l'école hôtelière de Paris (lycée Jean Drouant) et secrétaire national Métier du SNPDEN UNSA, a partagé la vision des personnels de direction
- Ariane Azéma, inspectrice générale de l'Éducation, du Sport et de la Recherche, a éclairé les enjeux institutionnels
- Nicolas Lamour, adjoint au DGA en charge de la culture et du PESL à Cherbourg-en-Cotentin
- Caroline Breillat, coordinatrice du Projet éducatif social local (PESL) à la Communauté de communes Coutances Mer et Bocage (Normandie)
- Bruno Jarry, directeur général de l'association CLAVIM d'Issy-les-Moulineaux et vice-président de la Fnepe
- Grégoire Ensel, vice-président de la FCPE et membre de la commission « calendrier scolaire »
- Mathieu Bellay, co-directeur stratégie et partenariats du Réseau Français d'Éducation à la nature et à l'environnement (FRENE)
- Djéhanne Gani, rédactrice en chef du Café pédagogique
- Elisabeth Tomé-Gertheinrichs, conseillère au CESE et représentante du MEDEF
Les spécificités territoriales au cœur des discussions
Un moment particulièrement attendu de cette session a été la présentation des conclusions des ateliers organisés dans toute la France. Ces remontées territoriales ont révélé :
- La diversité des réalités locales en matière de rythmes scolaires et périscolaires
- Les points de convergence qui émergent malgré les différences géographiques et socio-économiques
- Les bonnes pratiques expérimentées sur certains territoires
Cette approche territoriale permet d'enrichir la réflexion nationale en s'appuyant sur des expériences concrètes et des besoins identifiés localement.
Prochaine étape : la parole aux jeunes
La Convention citoyenne franchira une nouvelle étape majeure du 8 au 10 octobre, avec l'intégration d'un panel de 20 jeunes qui apporteront leur vision et leur vécu. Cette démarche participative inédite permettra d'intégrer directement le point de vue des premiers concernés par les questions de rythmes scolaires et de temps de l'enfant.
Cette inclusion des jeunes dans le processus de concertation témoigne de la volonté du CESE de construire des recommandations au plus près des réalités vécues par les enfants et adolescents.
Convention citoyenne sur les temps de l'enfant : un processus démocratique innovant
Lancée par le CESE, cette convention citoyenne vise à repenser l'organisation des temps de l'enfant en France, qu'il s'agisse des rythmes scolaires, du temps périscolaire ou des activités extrascolaires. À travers plusieurs sessions de travail, les citoyens tirés au sort formulent des propositions concrètes qui seront ensuite transmises aux pouvoirs publics.
Les travaux de la convention s'inscrivent dans une démarche globale de réflexion sur le bien-être et l'épanouissement des enfants, prenant en compte les enjeux éducatifs, sociaux, familiaux et de santé.
Crédits photos : Katrin Baumann / CESE