Laëtitia S.

Portrait de Laëtitia qui participe à la Convention citoyenne

Chapô
Venue de Dijon, en Bourgogne-Franche-Comté, Laëtitia S, mère de trois enfants incarne un engagement profond pour les droits des plus fragiles. Militante à ATD Quart Monde, elle consacre une partie importante de son temps à « lutter contre la pauvreté » et surtout à « faire connaître nos droits ». Tirée au sort pour participer à la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant, elle partage son expérience dans ce portrait.
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Une participation motivée par son expérience personnelle

Sa participation à la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant trouve ses racines dans son vécu familial. Mère de deux jeunes adultes de 25 ans et d'un adolescent de 16 ans, elle a été directement confrontée au harcèlement scolaire. « L’un de mes enfants a subi un harcèlement scolaire. Et il n’a pas trouver de soutien à l’école » confie-t-elle.
Elle évoque aussi ses préoccupations concernant la restauration scolaire et les rythmes imposés aux enfants.
« Tout ce qui concerne le monde de l'enfant, ça m'intéresse », explique-t-elle simplement. Pour elle, cette convention représente « un vrai plus », notamment en termes « d'expérience citoyenne ».

 

Une vision globale des temps de l'enfant

À ses yeux, les temps de l'enfant englobent « tout ce qui de sa vie quotidienne, donc au niveau scolaire, au niveau activité extrascolaire et les relations parents aussi ». Elle insiste particulièrement sur le rôle parental : 

 

« Il n'y a pas que l’école qui fait l'éducation. Il y a aussi les parents. »


Son constat est sans appel sur les rythmes scolaires actuels : « Je vois mon fils, il finit à 18h au lycée, il rentre pour reprendre le lendemain à 8h. Les cours, ça le fatigue beaucoup. Et au niveau de la santé, c'est pareil, ça ne va pas. »

 

 

Des propositions concrètes

Cette citoyenne plaide pour davantage de liens entre l'école et la société. « Ils sortent de l'école, ok, mais ils ne connaissent rien de la vie », regrette-t-elle. Elle souhaite que les jeunes soient mieux préparés à l'avenir, notamment en découvrant le monde associatif et en créant « des liens avec la ville ».


Parmi ses idées : développer le bénévolat chez les jeunes. « Des jeunes qui peuvent faire du bénévolat, aller par exemple le mercredi voir les personnes âgées », suggère-t-elle, y voyant un double bénéfice : rompre l'isolement et créer des ponts intergénérationnels.
Elle valorise aussi l'apprentissage par l'expérience directe : « Quand c'est des personnes qui se déplacent, qui viennent à l’école pour parler de leur expérience, je trouve que c'est le meilleur apprentissage. »

 

Un engagement pour le bien-être et l’avenir des enfants

La motivation de Laëtitia reste intacte au fil des sessions : « Les enfants, c'est l'avenir. C'est notre avenir à tous. Donc si on ne fait pas en sorte de construire un meilleur avenir pour eux, ben voilà, où est-ce qu’on va aller ? »

 

Sur le travail collectif, elle se montre pragmatique : « On n'est pas tous d'accord, heureusement, c'est ce qui fait la richesse du processus ». 

 

Pour elle, l'essentiel est de garder le cap : « Du moment que ce qu’on pense c'est pour les enfants et pas pour nous, que c'est pour leur bien, alors c’est le plus important. »

Son message final résonne comme un appel à l'action : « A la fin, ce n’est peut-être pas nous qui décidons, mais j’espère au moins qu’on permettra de faire changer la vision de notre société sur l’enfance. Parce que le plus important c’est le bien-être et la bonne santé de nos enfants, c’est eux l’avenir. »

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Crédits photos : Nicolo Revelli Beaumont SIPA
 

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